Vitalité et performance

Quelles plantes pour accompagner ses yeux ?

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2 min de lecture
crée le 26 octobre 2026mis à jour le 23 octobre 2026

Les plantes pour les yeux en résumé

Certaines plantes occupent une place particulière dans le domaine de la vision. La myrtille se distingue notamment par sa teneur en anthocyanes, tandis que le cassis, le maqui et le safran font l’objet de recherches sur différents paramètres du confort et de la fonction visuels. D’autres plantes, comme l’euphraise, le bleuet ou la camomille romaine, sont surtout connues pour leurs usages traditionnels ou cosmétiques autour des yeux.

Écrans, air sec, pollution, avancée en âge… Nos yeux sont sollicités quotidiennement. En complément d’une alimentation équilibrée et d’une bonne hygiène de vie, certaines plantes sont traditionnellement associées au regard, tandis que d’autres intéressent aujourd’hui la recherche pour leurs constituants naturels.

SOMMAIRE :

Quelles sont les principales plantes associées aux yeux ?
Quels sont les effets étudiés de la myrtille sur la vision ?
Cassis : que dit la science sur les yeux ?
Pourquoi l'euphraise est-elle associée aux yeux ?
Quelles autres plantes sont traditionnellement utilisées autour des yeux ?
Quelles autres plantes font l'objet de recherches sur le confort visuel ?
Peut-on associer plusieurs plantes et nutriments ?
Plantes, alimentation et hygiène de vie : prendre soin de ses yeux au quotidien

Quelles sont les principales plantes associées aux yeux ?

Plusieurs plantes sont traditionnellement associées aux yeux ou font l'objet de recherches scientifiques dans le domaine de la vision. Leurs constituants, leurs utilisations et les connaissances disponibles varient toutefois d'une plante à l'autre.

Plante

Principaux constituants ou usages

État des connaissances scientifiques

Myrtille

Anthocyanes

Études sur différents paramètres de la fonction visuelle, avec des résultats contrastés.

Cassis

Anthocyanes

Recherches préliminaires sur l'adaptation à l'obscurité et certains paramètres visuels.

Maqui

Anthocyanes, notamment dérivés de la delphinidine

Études cliniques sur le confort oculaire et la production de larmes.

Safran

Crocine et crocétine

Recherches sur différents paramètres de la fonction visuelle.

Euphraise

Flavonoïdes et iridoïdes

Principalement connue pour ses usages traditionnels autour des yeux.

Bleuet

Fleurs utilisées dans les soins cosmétiques

Principalement utilisé en cosmétique, notamment dans les soins du contour des yeux.

Œillet d'Inde

Lutéine et zéaxanthine

Source végétale de caroténoïdes naturellement présents dans la macula.

Toutes ces plantes ne présentent pas le même niveau de preuve scientifique. Certaines, comme le maqui, la myrtille ou le cassis, ont fait l'objet d'études sur des paramètres oculaires spécifiques. D'autres, comme l'euphraise et le bleuet, sont surtout connues pour leurs usages traditionnels ou cosmétiques. Ces recherches ne permettent pas, à elles seules, de conclure à un bénéfice démontré sur la vision.

Quels sont les effets étudiés de la myrtille sur la vision ?

La myrtille (Vaccinium myrtillus) est une petite baie bleu-noir présente dans différentes régions d’Europe. À ne pas confondre avec la myrtille américaine ou blueberry, elle occupe depuis longtemps une place particulière dans les usages liés au confort visuel. Sa composition explique en partie cet intérêt : les myrtilles contiennent des polyphénols, notamment des anthocyanes, pigments naturels responsables de leur couleur caractéristique1.

Myrtille et fonction visuelle : que sait-on ?

Avec l’âge, les différentes structures de l’œil évoluent naturellement, notamment la rétine et sa zone centrale, la macula, essentielle à la perception précise des détails. Dans ce contexte, les anthocyanes de myrtille suscitent un intérêt scientifique particulier. Ces composés de la famille des polyphénols sont notamment étudiés pour leurs propriétés antioxydantes et font l’objet de recherches dans le domaine de la fonction visuelle. Des travaux se sont ainsi intéressés à différents paramètres, notamment à l’adaptation de l’œil aux changements de luminosité. Les résultats disponibles restent contrastés selon les études et les extraits évalués, mais témoignent de l’intérêt scientifique porté aux constituants de la myrtille dans le domaine oculaire2. Si ces résultats restent contrastés, la richesse de la myrtille en anthocyanes explique aussi pourquoi ses extraits sont régulièrement associés à d'autres nutriments dans des compléments alimentaires destinés au confort visuel. Au-delà de ces recherches, la myrtille s'invite aussi dans l'assiette, et la forme choisie a alors son importance.

Aliment ou extrait de myrtille : quelle différence ?

La myrtille peut tout simplement s’intégrer à une alimentation variée, fraîche ou surgelée. Elle est également utilisée dans des compléments alimentaires, sous forme de poudre, de gélules, de comprimés ou d’extraits. Un fruit entier, une poudre de baie et un extrait de myrtille standardisé (c'est-à-dire garantissant une teneur constante en anthocyanes d'un lot à l'autre) ne sont toutefois pas équivalents : leurs teneurs en anthocyanes et autres polyphénols peuvent être très différentes. Pour comparer les produits, il est donc intéressant de regarder la nature de l’extrait, la quantité apportée à la dose journalière et sa standardisation éventuelle, plutôt que la seule quantité de myrtille affichée.

Cassis : que dit la science sur les yeux ?

Le cassis (Ribes nigrum) est un arbuste originaire d’Europe dont les petites baies noires sont consommées dans l’alimentation. Ses fruits contiennent naturellement de la vitamine C ainsi que différents polyphénols, notamment des flavonoïdes et des anthocyanes. Si les fruits concentrent l’essentiel de l’intérêt porté au cassis dans le domaine oculaire, d’autres parties de la plante sont également utilisées traditionnellement. Les feuilles trouvent notamment leur place en phytothérapie3, tandis que les bourgeons sont employés en gemmothérapie.

Pourquoi le cassis est-il associé à la vue ?

Comme la myrtille, le cassis se distingue par sa teneur en anthocyanes, des pigments naturels de la famille des polyphénols responsables de la couleur foncée de ses baies. Des extraits de cassis concentrés en anthocyanes ont fait l’objet de recherches sur différents paramètres de la fonction visuelle. Une étude contrôlée menée chez des adultes en bonne santé s’est notamment intéressée à l’adaptation de l’œil à l’obscurité et à différents paramètres observés après un travail prolongé sur écran. Ces travaux préliminaires restent à confirmer par des études complémentaires4. Ces travaux expliquent l’intérêt porté aux anthocyanes de cassis dans le domaine oculaire et leur présence dans certains compléments alimentaires destinés à la vision en association avec d’autres ingrédients dont les bienfaits sont reconnus.

Baies, feuilles et bourgeons : quelles différences ?

Toutes les parties du cassis n’ont pas la même composition ni les mêmes utilisations.

Partie utilisée

Utilisations courantes

Baies de cassis

Alimentation, jus, poudres et extraits ; elles apportent notamment vitamine C, anthocyanes et autres flavonoïdes.

Feuilles de cassis

Traditionnellement utilisées en phytothérapie, sous forme de tisane, infusion ou décoction.

Bourgeons

Utilisés en gemmothérapie, notamment sous forme de macérat glycériné.

Une tisane de feuilles de cassis, un macérat de bourgeons et un extrait de baies n’apportent donc pas les mêmes constituants et ne répondent pas aux mêmes usages. Les baies de cassis peuvent être consommées fraîches ou sous forme de jus, coulis ou confiture. Dans les compléments alimentaires, elles peuvent également être proposées sous forme de poudre ou d’extrait, notamment concentré ou standardisé en anthocyanes. Les feuilles de cassis sont quant à elles traditionnellement utilisées en tisane ou en infusion, tandis que les bourgeons sont principalement retrouvés dans des préparations de gemmothérapie. Mais, ni les feuilles, ni les bourgeons, n’ont fait l’objet d’études sur les fonctions oculaires. Comme pour la myrtille, la forme utilisée a donc son importance : un fruit entier, une tisane de feuilles et un extrait concentré de baies ne sont pas équivalents.

Pourquoi l'euphraise est-elle associée aux yeux ?

Petite plante herbacée des prairies européennes, l’euphraise (Euphrasia officinalis) ou euphrasie est aussi connue sous le surnom évocateur de « casse-lunettes », en référence à son utilisation traditionnelle autour des yeux. En phytothérapie, ce sont principalement ses parties aériennes (fleurs, feuilles et tiges) qui sont utilisées. Elles renferment différents composés végétaux, notamment :

  • des flavonoïdes ; 
  • des tanins ; 
  • des acides-phénols ;
  • des lignanes ;
  • et des glycosides iridoïdes, parmi lesquels l’aucubine5.

Quels sont les usages traditionnels de l’euphraise ?

L’utilisation de l’Euphrasia officinalis autour de la sphère oculaire remonte à plusieurs siècles. Dès le Moyen Âge, la plante apparaît dans les traditions européennes et différentes préparations destinées au regard. Elle a notamment été traditionnellement utilisée pour le confort des yeux, en particulier en cas de larmoiements ou de rougeurs, mais aussi en cas de gênes saisonnières liées aux pollens. Aujourd’hui encore, cette longue histoire explique la place particulière de l’euphraise parmi les plantes traditionnellement associées aux yeux.

Sous quelles formes retrouve-t-on l’euphraise ?

Selon les préparations, l’euphraise peut être proposée sous forme de tisane, infusion, extrait ou teinture mère. On la retrouve également dans certaines préparations homéopathiques ainsi que dans des produits spécifiquement formulés pour un usage oculaire. Ces différentes formes ne sont pas interchangeables : une tisane ou une teinture mère n’est pas un collyre. Les usages traditionnels mentionnent aussi les compresses d’euphraise. Une infusion préparée à domicile n’étant pas stérile, elle ne doit cependant pas être introduite directement dans l’œil. Pour nettoyer ou rincer les yeux, il convient de privilégier un produit stérile spécifiquement adapté à cet usage.

Quelles autres plantes sont traditionnellement utilisées autour des yeux ?

Au-delà de ces trois espèces emblématiques, d’autres végétaux sont traditionnellement associés au regard ou entrent dans la composition de soins cosmétiques.

Le bleuet

Le bleuet (Centaurea cyanus) est particulièrement connu dans l’univers cosmétique. Ses fleurs sont notamment utilisées pour produire de l’hydrolat de bleuet, que l’on retrouve dans différents soins à usage externe destinés au contour des yeux.

La camomille romaine

La camomille romaine (Chamaemelum nobile) est traditionnellement utilisée en herboristerie et en cosmétique. Elle peut notamment entrer dans la composition d’hydrolats et de soins destinés à la peau ou au contour des yeux. Les recettes maison recommandent parfois des sachets ou des compresses imbibées d’infusion. Cette zone étant particulièrement sensible, mieux vaut privilégier des produits spécifiquement formulés pour cet usage.

Plantain, mélilot et hamamélis

Le plantain (Plantago lanceolata), le mélilot (Melilotus officinalis) et l’hamamélis (Hamamelis virginiana) sont également rencontrés dans les usages traditionnels ou cosmétiques. Cependant, les données permettant de leur attribuer un bénéfice spécifique sur la fonction visuelle restent limitées. Ils sont donc à considérer dans le contexte des préparations traditionnelles ou des soins du regard.

Quelles autres plantes font l'objet de recherches sur le confort visuel ?

Au-delà des plantes traditionnellement associées au regard, certains végétaux et nutriments présentent également un intérêt dans le domaine oculaire. Certains font l’objet de recherches spécifiques, comme le maqui ou le safran, tandis que d’autres apportent naturellement des constituants présents dans l’œil, comme le bêta-carotène, la lutéine ou la zéaxanthine.

Le maqui et les recherches sur le confort oculaire

Le maqui (Aristotelia chilensis) est une petite baie violet foncé originaire d’Amérique du Sud. Elle se distingue notamment par sa teneur en polyphénols, dont des anthocyanes dérivés de la delphinidine. 

Ces dernières années, des extraits standardisés de maqui ont fait l’objet de plusieurs études cliniques dans le domaine du confort oculaire, notamment autour de la production de larmes et de la sécheresse oculaire. Une étude randomisée en double aveugle contre placebo, menée auprès de 74 adultes passant au moins quatre heures par jour devant un écran, a évalué pendant quatre semaines un extrait standardisé de maqui (60 mg par jour). Des résultats préliminaires prometteurs ont été rapportés, que d'autres travaux devront confirmer6. Plus récemment, une revue systématique publiée en 2026 a recensé douze essais cliniques menés sur le maqui entre 2014 et 2023, dont plusieurs consacrés au confort oculaire. Les auteurs soulignent la nécessité de poursuivre les recherches sur des populations plus importantes et sur de plus longues périodes7.

Le safran et les recherches sur la fonction visuelle

Le safran (Crocus sativus) est une épice obtenue à partir des stigmates de sa fleur. Il contient différents composés, parmi lesquels la crocine et la crocétine, deux caroténoïdes qui font l’objet de recherches dans le domaine de la fonction visuelle. 

Ces dernières années, plusieurs études cliniques se sont intéressées au safran et à ses constituants afin d’évaluer leur intérêt sur différents paramètres de la fonction visuelle. Une revue systématique publiée en 2026 a ainsi recensé dix essais cliniques menés entre 2015 et 2025 sur le safran, la crocine ou la crocétine. Les travaux analysés ont notamment étudié différents paramètres liés à la fonction de la rétine et aux performances visuelles8. Ces travaux ont évalué des doses allant de 20 à 50 mg par jour de safran, sur des durées de six semaines à douze mois. Les études restent toutefois hétérogènes, notamment en matière de populations étudiées, de doses et de durée de supplémentation. Des recherches complémentaires sont donc nécessaires pour pouvoir conclure à un intérêt du safran dans le domaine de la vision.

La carotte et le bêta-carotène

La carotte doit sa couleur orange à sa teneur en bêta-carotène, que l’organisme peut transformer en vitamine A en fonction de ses besoins. Or, la vitamine A contribue au maintien d’une vision normale. Cela ne signifie pas que manger davantage de carottes améliore mécaniquement l’acuité visuelle. Elles constituent simplement l’une des sources alimentaires de caroténoïdes précurseurs de vitamine A.

L’œillet d’Inde, source de lutéine et de zéaxanthine

L’œillet d’Inde (Tagetes erecta) est une plante aux fleurs naturellement riches en pigments. Elles sont notamment utilisées pour obtenir de la lutéine et de la zéaxanthine, deux caroténoïdes présents naturellement dans l’œil. La lutéine et la zéaxanthine se concentrent notamment au niveau de la macula, la zone centrale de la rétine impliquée dans la vision fine et la perception des détails. Avec la méso-zéaxanthine, elles constituent le pigment maculaire9, auquel elles donnent sa coloration jaune caractéristique. Leur présence dans cette région de l’œil explique l’intérêt qu’elles suscitent dans les recherches consacrées à l’œil et à la nutrition. L’organisme ne synthétisant pas la lutéine et la zéaxanthine, celles-ci doivent être apportées par l’alimentation. On les retrouve notamment dans les légumes verts à feuilles, comme les épinards et le chou kale, ainsi que dans le maïs ou le jaune d’œuf. Les extraits de Tagetes erecta constituent également une source végétale de lutéine et de zéaxanthine utilisée dans certaines formulations de compléments alimentaires.

Peut-on associer plusieurs plantes et nutriments ?

Les compléments alimentaires peuvent associer plusieurs extraits végétaux au sein d’une même formule. Ils peuvent également réunir des plantes avec des vitamines, minéraux ou caroténoïdes. Cette association permet de réunir des ingrédients aux caractéristiques complémentaires. Mais le nombre d’actifs n’est pas nécessairement un critère de qualité : il est également important de regarder leur quantité, leur origine et, pour certains extraits, leur standardisation.

Plantes, alimentation et hygiène de vie : prendre soin de ses yeux au quotidien

Les plantes ne représentent qu’un aspect d’une approche plus globale. Une bonne hygiène de vie reste essentielle pour prendre soin de ses yeux. Une alimentation variée permet notamment d’apporter vitamines, minéraux, caroténoïdes et autres composés naturellement présents dans les aliments. Fruits et légumes colorés, légumes verts à feuilles, œufs ou poissons contribuent ainsi à diversifier les apports nutritionnels. Devant les écrans, il est utile de faire régulièrement des pauses, regarder au loin et penser à cligner des yeux. Un environnement très sec, le vent ou la climatisation peuvent également accentuer les sensations d’inconfort. Enfin, une modification persistante de la vision, une douleur, une forte rougeur, une sensibilité inhabituelle à la lumière ou tout autre symptôme préoccupant justifie de consulter un professionnel de santé.

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Maintien d'une bonne vision

Ce qu'il faut retenir

Il n’existe pas une seule plante « idéale » pour les yeux. Myrtille, cassis, euphraise, maqui ou bleuet présentent des compositions, des usages et des niveaux de preuve différents. Leur intérêt dépend également de la partie utilisée et du type de préparation. Une alimentation équilibrée et une bonne hygiène de vie restent essentielles pour prendre soin de sa vision au quotidien. En cas de gêne oculaire persistante, consultez un professionnel de santé.

Nos réponses à vos questions

Sources et références scientifiques

  1. EMA/HMPC, 2023 -Vaccinium myrtillus L., fructus recens and Vaccinium myrtillus L., fructus siccus. Final assessment report (EMA/HMPC/678994/2013, 2015) et addendum (EMA/HMPC/883967/2022, 12 mai 2023).
  2. Canter PH, Ernst E, 2004 - Anthocyanosides of Vaccinium myrtillus (bilberry) for night vision: a systematic review of placebo-controlled trials. Surv Ophthalmol. Jan-Feb;49(1):38-50.
  3. EMA/HMPC, 2026 - Ribes nigrum L., folium.European Union herbal monograph, draft revision 2 (EMA/HMPC/296855/2025), consultation du 15/02/2026 au 15/05/2026.
  4. Nakaishi H et al., 2000 - Effects of black currant anthocyanoside intake on dark adaptation and VDT work-induced transient refractive alteration in healthy humans. Altern Med Rev;5(6):553-562.
  5. EMA/HMPC, 2009 - Euphrasia officinalis L. and Euphrasia rostkoviana Hayne, herba. Assessment report (EMA/HMPC/246799/2009) et final public statement (EMA/HMPC/727465/2009), 2011.
  6. Yamashita SI et al., 2018 - Effects of MaquiBright® on improving eye dryness and fatigue in humans: a randomized, double-blind, placebo-controlled trial. J Tradit Complement Med. 22;9(3):172-178.
  7. Arce-Johnson P et al., 2026 - Clinical Evidence on the Health Effects of Aristotelia chilensis (Maqui Berry) Supplementation: A Systematic Review of Human Trials. Antioxidants 15(6):654.
  8. Ferrara S & Schloss J, 2026 - Does Crocus sativus (Saffron) Have an Influence or Effect on Ocular Health: A Systematic Literature Review. J Evid Based Integr Med 31:2515690X261478846.
  9. Bernstein PS et al., 2016 - Lutein, zeaxanthin, and meso-zeaxanthin: the basic and clinical science underlying carotenoid-based nutritional interventions against ocular disease. Prog Retin Eye Res. 50:34-66.
Emmanuel Barrat
Emmanuel Barrat
Docteur en Sciences

Ingénieur de formation et docteur en sciences, spécialisé en biologie et nutrition (Université de Nantes), Emmanuel Barrat bénéficie de plus de 15 ans d’expérience dans la recherche et le développement en micronutrition.
Au sein du Laboratoire Lescuyer, il pilote le programme d’études cliniques et supervise, avec son équipe, la formulation de compléments alimentaires innovants, alliant efficacité et sécurité.
Il contribue également aux orientations stratégiques en tant que membre du Comité Scientifique interne du laboratoire.
Son expertise scientifique repose sur une approche rigoureuse, fondée sur l’analyse des données cliniques et les dernières avancées en nutrition et biologie.