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Les bienfaits du desmodium

Plante d’origine tropicale

Favorise la fonction hépatique

Draineur hépatique

Riche en polyphénols, étudiés pour leurs propriétés antioxidantes

Objet d'études sur le confort respiratoire

Naturellement composé de saponines, anthocyanes et flavonoïdes, ses propriétés ont été découvertes dans les années 1960 et il est aujourd’hui très largement utilisé, notamment pour le bon fonctionnement du foie.

Sommaire :

Quels sont les bienfaits du desmodium ?

Protection hépatique

Les études ayant porté sur les fonctions du Desmodium adscendens sur le foie, ont mesuré un abaissement du taux de transaminases circulantes, des enzymes présentes dans le sang qui sont le reflet de l’état du foie. Il pourrait également jouer un rôle important dans la limitation des effets toxiques de certaines substances sur l’organe du foie, via une action de drainage.

Depuis 2016, certaines allégations de santé en attente d’évaluation par l’EFSA peuvent être utilisées pour les compléments alimentaires à base de desmodium et notamment les suivantes : « le Desmodium adscendens favorise le fonctionnement hépatique et le drainage hépatique ». [3, 4]

Desmodium : existe-t-il des effets indésirables ?

Plusieurs études ont été réalisées sur l’utilisation du Desmodium adscendens. A ce jour, aucune toxicité ni effets secondaires1 n’ont été montrés. Seuls des troubles digestifs légers (nausées, diarrhées) ont très occasionnellement été répertoriés. De ce fait, il apparaît comme une plante d’usage sûr et non toxique aux doses habituelles et ne présente pas de contre-indications.
Toutefois, par mesure de précaution et en raison d’un manque de données, la prise de Desmodium adscendens est déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes et chez l’enfant de moins de 12 ans sans avis médical préalable.

Il convient également de respecter les doses journalières recommandées et, comme pour de nombreuses plantes, en cas de traitement médicamenteux lourd, de consulter son médecin traitant avant la consommation de desmodium.

Définition du desmodium

Le Desmodium1 adscendens est une plante herbacée de la famille des légumineuses. Son nom vient du terme : « desmos : lien » et « adscendens : ascension ». En effet, à l’état sauvage il pousse et grimpe le long des troncs des palmiers à huile, des cacaoyers ou autres supports rigides. Cette plante est considérée comme envahissante. Elle peut être repérée grâce à sa faculté à s’accrocher aux chaussures, aux vêtements ainsi qu’aux poils des animaux afin d’assurer sa dispersion. Elle est d’ailleurs appelée parfois « tiques lotier » ou « trèfles tiques ».

Présent à l’état sauvage, ce sont les parties aériennes et notamment ses feuilles, qui sont récoltées manuellement au printemps pour être ensuite séchées naturellement au soleil et utilisées. Traditionnellement utilisé en phytothérapie en infusion, on le retrouve aujourd’hui également en solution buvable ou en extrait concentré sous forme de comprimé. Le Desmodium adscendens doit ses propriétés à sa richesse en flavonoïdes, alcaloïdes et en saponines, des composés biologiquement actifs.

L'histoire du desmodium

Originaire2 des zones équatoriales d’Afrique et d’Amérique Latine, le Desmodium adscendens est très répandu sur la côte ouest de l’Afrique. Aujourd’hui, on le retrouve également dans les pays à climats tropicaux humides. Il affectionne particulièrement les terrains cultivés.

Au Ghana, les médecins traditionnels utilisent le desmodium de manière ancestrale pour les troubles hépatiques. En Amérique latine, les tribus de la forêt amazonienne l’utilisent pour calmer certains troubles digestifs ainsi que la nervosité. Il est le plus souvent utilisé en infusion (ou décoction) ou en cataplasme (en application locale).

Dans les années 1960, le docteur Pierre Tubéry recueillit des informations de la part d’un praticien traditionnel local concernant son usage sur la sphère hépatique. Convaincu de l’efficacité de cette espèce notamment du fait de son usage dans d’autres pays d’Afrique, les docteurs Pierre et Anne-Marie Tubéry ont ainsi entrepris des recherches approfondies durant quatre ans dans un dispensaire au Cameroun, afin d’enrichir les connaissances sur cette plante et d’en identifier la dose optimale.

Suite à cette découverte, de nombreuses études en France, en Angleterre, au Canada et dans des pays d’Afrique équatoriale, ont porté sur l’action du desmodium. Il est aujourd’hui très largement utilisé, notamment en France, où le desmodium est utilisé en cure en tant que complément alimentaire pour son effet sur le fonctionnement hépatique.

Apparence et composition du desmodium

Le Desmodium adscendens1 est une plante vivace ou bisannuelle herbacée faisant partie de la famille des Fabacées (Légumineuses) et du grand groupe du genre Desmodium constitué d’environ 400 espèces. Cette plante peut être rampante en milieux humides ou le plus souvent grimpante sur la base des palmiers à huiles et des cacaoyers et peut atteindre jusqu’à 1 mètre de hauteur. Dans de nombreux pays à climat tropicaux, il pousse dans les forêts ouvertes, les pâturages, le long des routes ou encore dans les jardins potagers. Il est considéré comme une mauvaise herbe.

Sa morphologie est très caractéristique : le desmodium présente trois feuilles alternes, similaires à celles du trèfle, avec des poils clairsemés et de petites fleurs blanches ou violettes qui sont le plus souvent par deux.  Le fruit est une gousse poilue (surnommée « cousin ») qui lui permet de se fixer sur divers supports et d’assurer sa dispersion et son développement.

Les principaux composés sont extraits des parties aériennes : les feuilles et tiges de la plante. L'analyse biochimique des composés actifs a révélé une concentration en saponosides (soyasaponines), anthocyanosides, flavonoïdes et acides gras. Le Desmodium adscendens est aussi riche en polyphénols, en tanins et en terpenoïdes. Ces constituants phytochimiques varient selon les origines de la plante.

SOURCES

  1. Rastogi, S., M.M. Pandey, and A.K. Rawat, An ethnomedicinal, phytochemical and pharmacological profile of Desmodium gangeticum (L.) DC. and Desmodium adscendens (Sw.) DC. J Ethnopharmacol, 2011. 136 (2): p. 283-96.
  2. P. Tubéry, J.R., P. Lagarde, D. Authier-Derivaux, M. Pidoux, C. Rasolohery, G. Bourdy, Desmodium adscendens. De l’usage traditionnel camerounais contre les hépatites à l’accompagnement des chimiothérapies. Hegel, 2015. Vol. 5 N°4.
  3. Miyao, H., et al., Kaikasaponin III and soyasaponin I, major triterpene saponins of Abrus cantoniensis, act on GOT and GPT: influence on transaminase elevation of rat liver cells concomitantly exposed to CCl4 for one hour. Planta Med, 1998. 64 (1): p. 5-7.
  4. Magielse, J., et al., Antihepatotoxic activity of a quantified Desmodium adscendens decoction and D-pinitol against chemically-induced liver damage in rats. J Ethnopharmacol, 2013. 146 (1): p. 250-6.
  5. François, C., et al., Safety of Desmodium adscendens extract on hepatocytes and renal cells. Protective effect against oxidative stress. J Intercult Ethnopharmacol, 2015. 4 (1): p. 1-5.
  6. Addy, M.E. and W.K. Dzandu, Dose-response effects of Desmodium adscendens aqueous extract on histamine response, content and anaphylactic reactions in the guinea pig. J Ethnopharmacol, 1986. 18 (1): p. 13-20.
  7. Addy, M.E., Several Chromatographically Distinct Fractions of Desmodium adscendens Inhibit Smooth Muscle Contractions. International Journal of Crude Drug Research, 1989. 27 (2): p. 81-91.
Emmanuel Barrat
Emmanuel Barrat
Docteur en Sciences

Ingénieur de formation et docteur en sciences, spécialisé en biologie et nutrition (Université de Nantes), Emmanuel Barrat bénéficie de plus de 15 ans d’expérience dans la recherche et le développement en micronutrition.
Au sein du Laboratoire Lescuyer, il pilote le programme d’études cliniques et supervise, avec son équipe, la formulation de compléments alimentaires innovants, alliant efficacité et sécurité.
Il contribue également aux orientations stratégiques en tant que membre du Comité Scientifique interne du laboratoire.
Son expertise scientifique repose sur une approche rigoureuse, fondée sur l’analyse des données cliniques et les dernières avancées en nutrition et biologie.