Cholestérol et cardio-vasculaire

Comprendre l'hypercholestérolémie

Comprendre l'hypercholestérolémie
2 min de lecture
crée le 1 octobre 2026

L'hypercholestérolémie en résumé

L’hypercholestérolémie correspond à un excès de cholestérol dans le sang, notamment de LDL-cholestérol, qui peut augmenter le risque cardiovasculaire. Souvent silencieuse, elle peut être identifiée grâce à un bilan lipidique réalisé par analyse de sang. Son apparition peut être liée à différents facteurs, notamment l’alimentation, la génétique, certaines maladies ou encore le mode de vie.

Souvent silencieuse, l’hypercholestérolémie peut passer inaperçue pendant plusieurs années et être découverte à l’occasion d’un bilan lipidique.
Quels sont les facteurs susceptibles de favoriser un taux de cholestérol élevé ? Comment le surveiller et quelles habitudes adopter au quotidien ?

Cet article fait le point sur l’hypercholestérolémie, ses causes, son dépistage et les principaux facteurs à prendre en compte.

SOMMAIRE :

Qu’est-ce que le cholestérol ?
Qu'est-ce que l'hypercholestérolémie ?
Comment se manifeste l’hypercholestérolémie ?
Causes de l'hypercholestérolémie
Complications associées

Qu’est-ce que le cholestérol ?

Le cholestérol est une substance lipidique (proche des graisses) qui circule dans le sang.

Il peut avoir deux origines :

  • Une origine endogène (fabrication par l’organisme lui-même) : environ les trois quarts du cholestérol sont fabriqués par le foie.
  • Une origine exogène : le dernier quart du cholestérol provient de l’alimentation, notamment des produits d’origine animale tels que la viande, la volaille, le poisson, les œufs et les produits laitiers.

Le cholestérol est indispensable au bon fonctionnement de notre corps, participant à la digestion, à la stabilisation des membranes de nos cellules, ou encore à la production de certaines hormones et de la vitamine D.
Cependant, toutes les études indiquent aujourd’hui qu’un excès prolongé de « mauvais » cholestérol (LDL) dans le sang, conjugués à un ensemble d’autres facteurs, augmente le risque cardiovasculaire.

Différence entre cholestérol LDL et HDL

Insoluble dans le sang (un liquide composé majoritairement d’eau), le cholestérol ne peut circuler dans le sang que s’il est transporté à l’intérieur de minuscule « véhicules » protéiques appelés lipoprotéines.

Les LDL (lipoprotéines de faible densité), souvent qualifiées de « mauvais cholestérol », acheminent le cholestérol vers les cellules. En excès, le cholestérol contenu dans les LDL (LDL-cholestérol) favorise son dépôt dans la paroi des artères.

À l'inverse, les HDL (lipoprotéines de haute densité), ou « bon cholestérol », sont responsables du transport du cholestérol vers le foie, où il est éliminé. Un déséquilibre entre ces deux types de lipoprotéines, notamment une élévation du LDL-cholestérol, est à l'origine de l'hypercholestérolémie.

Qu'est-ce que l'hypercholestérolémie ?

L’hypercholestérolémie consiste en une augmentation des taux de cholestérol-LDL qui circulent dans le sang, notamment en raison d’une production excessive par le foie. Le cholestérol peut alors pénétrer dans les parois des vaisseaux sanguins où il contribue alors à former des dépôts épais et durs, appelés plaques d’athérome. Ces dépôts peuvent progressivement réduire le diamètre des artères et les rendre moins flexibles. On parle alors d’hypercholestérolémie.

L’hypercholestérolémie peut être accompagnée (dans près de 20% des cas) d’une élévation des taux de triglycérides dans le sang, aussi appelé hypertriglycéridémie. Ces graisses sont fabriquées par le foie, principalement dans les heures qui suivent un repas riche en sucres ou en alcool. Stockées ensuite dans le tissu adipeux du corps humain, les triglycérides représentent la plus grande réserve d’énergie de l’organisme. Cependant, un taux élevé de triglycérides dans le sang peut favoriser le risque cardiovasculaire. Lorsque l’on détecte une présence excessive de LDL-cholestérol et triglycérides dans le sang, on parle alors de dyslipidémie mixte.

Comment se manifeste l’hypercholestérolémie ?

Aucun signe annonciateur ne permet de savoir si on est concerné par l’hypercholestérolémie. Il est tout à fait possible d’avoir un excès de cholestérol, et pour autant, de se sentir en pleine forme.

C’est pour cela que l’hypercholestérolémie peut être découverte trop tard, lorsque les inconforts apparaissent. Pour éviter d’en arriver à ce stade, il est donc essentiel de surveiller régulièrement son taux de cholestérol. Cette évaluation contribue au diagnostic de l'hypercholestérolémie et à l'identification des facteurs de risque chez les personnes concernées, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme. Le bon rythme ? Tous les 5 ans, à partir de 40 ans pour les hommes et à partir de 50 ans pour les femmes.

Pour connaître son taux de LDL-cholestérol, une analyse de sang suffit. Le bilan lipidique indique le dosage complet de l’ensemble des graisses du sang : le taux de cholestérol total, les LDL, les HDL et les triglycérides. L’observation des résultats permet d’évaluer le profil lipidique de la personne. Le dosage est indiqué en mmol par litre de sang ou en g/L.

Causes de l'hypercholestérolémie

En général, c'est le résultat d’une combinaison entre déséquilibre alimentaire (acides gras saturés) et facteurs génétiques. Néanmoins, parfois seuls des paramètres génétiques (dans le cas de l’hypercholestérolémie familiale) ou certaines maladies ou traitements sont à l’origine de l’hypercholestérolémie.

Facteurs génétiques

Dans la majorité des cas d’hypercholestérolémie, on constate qu’il existe une combinaison de centaines de variants génétiques de faible impact individuel qui, cumulés, participent à augmenter les taux de LDL-cholestérol4.

Dans d’autres cas, plus rares, on parle d’hypercholestérolémie familiale, une forme héréditaire monogénique (due à 1 seul gène) dans laquelle un taux anormalement élevé de « mauvais » cholestérol est transmis de génération en génération par une mutation majeure (le plus souvent sur le gène du récepteur des LDL). En présence d’antécédents familiaux de cholestérol élevé ou d’accidents coronariens précoces, un dépistage ciblé (notamment l'enquête familiale ou « dépistage en cascade ») est fortement recommandé.

Influence de l’alimentation

Chez l’adulte, l’alimentation joue un rôle central³. Concernant l’hypercholestérolémie, la qualité des graisses consommées joue notamment un rôle important.

Il est ainsi recommandé de :

  • limiter les aliments riches en acides gras saturés ;
  • privilégier les sources d’acides gras insaturés, notamment certaines huiles végétales, les oléagineux et les poissons gras ;
  • adopter une alimentation variée et équilibrée, intégrant notamment des fruits, des légumes, des céréales complètes et des légumineuses.

L’alimentation s’inscrit plus largement dans la prise en charge des différents facteurs de risque cardiovasculaire. D’autres facteurs liés au mode de vie, comme le tabagisme, la sédentarité ou l’excès de poids, doivent également être pris en compte.

Un suivi des marqueurs sanguins peut être recommandé selon le profil de la personne, l’hypercholestérolémie pouvant rester longtemps silencieuse.

Complications associées

L’hypercholestérolémie joue un rôle important dans la formation de plaques sur les parois artérielles. Cette accumulation progressive peut, à terme, provoquer une obstruction des artères. C’est pourquoi le dépistage régulier du cholestérol est essentiel, en particulier chez les adultes à risque cardiovasculaire.

Une observation régulière de l’évolution du bilan lipidique peut contribuer à l’évaluation de la situation de chaque personne et à l’adaptation de la prise en charge.

Certaines solutions alternatives sont connues pour leur action hypocholestérolémiante. C’est notamment le cas de la levure de riz rouge que l’on retrouve dans certains compléments alimentaires cholestérol.

Les statines, elles, font partie des traitements pouvant être prescrits lorsque les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent pas, en tenant compte de leurs bénéfices et de leurs effets indésirables potentiels.

Ce qu'il faut retenir

L’hypercholestérolémie peut rester silencieuse pendant longtemps. Le bilan lipidique permet de mesurer le cholestérol total, le LDL-cholestérol, le HDL-cholestérol et les triglycérides. L’alimentation, la génétique, certaines maladies et le mode de vie peuvent favoriser une hypercholestérolémie. Une alimentation variée et équilibrée et une surveillance régulière du bilan lipidique est primordiale.

Sources et références scientifiques

Emmanuel Barrat
Emmanuel Barrat
Docteur en Sciences

Ingénieur de formation et docteur en sciences, spécialisé en biologie et nutrition (Université de Nantes), Emmanuel Barrat bénéficie de plus de 15 ans d’expérience dans la recherche et le développement en micronutrition.
Au sein du Laboratoire Lescuyer, il pilote le programme d’études cliniques et supervise, avec son équipe, la formulation de compléments alimentaires innovants, alliant efficacité et sécurité.
Il contribue également aux orientations stratégiques en tant que membre du Comité Scientifique interne du laboratoire.
Son expertise scientifique repose sur une approche rigoureuse, fondée sur l’analyse des données cliniques et les dernières avancées en nutrition et biologie.