Les bienfaits du marron d'inde

Originaire des Balkans, le marronnier d'Inde est un arbre recouvert d'une écorce cuivrée. Le marron d'Inde est riche en aescine, minéraux ainsi qu'en vitamines B6, B12, C et D.

Le marronnier d’Inde, Aesculus hippocastanum L., ou marronnier commun est un arbre originaire des Balkans. Les propriétés médicinales de sa graine, le marron d’Inde ont été découvertes dès 1720 et il est aujourd’hui inscrit dans la Pharmacopée française. Il est réputé pour aider à maintenir une bonne circulation veineuse et notamment pour contribuer à la diminution de la sensation de jambes lourdes.

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Définition marron d'IndeDéfinition du marron d'Inde 1

Marron d'IndeLe marronnier d’Inde daterait d’avant la dernière période glaciaire. Originaire des montagnes du nord de la Grèce, plus précisément de la région des Balkans, il arrive petit à petit en Europe à partir du 16ème siècle où il était cultivé comme arbre à visée ornementale. Il s’agit en effet d’un grand arbre qui peut atteindre jusqu’à trente mètres de haut. On le voit fleurir autour du mois de mai, laissant apparaître des fleurs blanches mouchetées de rose et ayant une odeur délicate. (NB : le marronnier rose/rouge est un arbre hybride, issu du croisement entre le marronnier commun et l’espèce pavia). Les fruits, ressemblant aux châtaignes, murissent à la fin de l’été. Ils ne se consomment pas directement ; leur utilisation est seulement possible après plusieurs procédés de transformation.

Le marronnier d’Inde fait partie des plantes ayant fait l’objet d’une évaluation scientifique ayant permis de démontrer ses propriétés. Une fois séchées au soleil puis réduites, les parties utilisées sont l’écorce des tiges du marronnier d’Inde et le fruit (la graine fraîche appelée plus communément marron d’Inde). En effet, elles contiennent de nombreuses substances actives. En usage médicinal, les extraits de marron d’Inde sont essentiellement utilisés en cas d’insuffisance veineuse et de troubles associés tels que les jambes lourdes, les varices et les hémorroïdes.

Le marronnier d’Inde fait partie du genre Aesculus qui compte 14 espèces. Ce sont des arbres rustiques poussant sur divers sols et ayant peu d’exigences vis-à-vis du climat. C’est un arbre qui affectionne tout particulièrement les forêts et les gorges des massifs jusqu’à 800 m d’altitude. Il pousse également fréquemment dans les jardins et sur le bord des routes.

Son nom hippocastanum L. vient du grec hippopotame "cheval" et castania "châtaigne". Ce nom « châtaigne de cheval » viendrait du fait que les Turcs donnaient autrefois les graines du marronnier d'Inde aux chevaux souffrant d'une maladie respiratoire. On le trouve aussi sous le nom de « châtaigne de mer » par les épines de ses fruits qui font penser aux oursins.

Apparence du marron d'IndeApparence  

Le marronnier d'Inde est un arbre robuste, haut (entre 15 et 30 mètres) et touffu. Il atteint sa maturité, où il produit ses premiers marrons vers 15-20 ans et peut vivre de 150 à plus de 250 ans. Son tronc est grand, peut mesurer jusqu'à 5 m de diamètre. Il se divise en plusieurs branches moins robustes.

Son écorce est lisse de couleur brun rougeâtre. Elle deviendra gris foncé avec de grandes fissures et finira par s'écailler sur les arbres plus âgés. Ses feuilles mesurent 10 à 30 cm de long et se composent de 5 à 7 folioles à l’extrémité plus large, à dents inégales, vertes. Petite particularité, les cicatrices foliaires (laissées par la chute des feuilles) prennent la forme d’un cœur ou d’un fer à cheval. Les fleurs mesurent environ 2 cm, elles possèdent 5 à 6 pétales et sont de couleur blanche, tachées de rouge et de jaune. Elles se présentent sous forme de grandes inflorescences pyramidales dressées à l’extrémité des rameaux. Elles sont odorantes et se développement de bas en haut en avril-mai. Le fruit, couramment appelé « bogue » est une capsule très grosse, épineuse, verdâtre, s’ouvrant en octobre en trois valves. Il contient une à deux très grosses graines (de 5 à 6 cm) brillantes de couleur brun acajou : les marrons.

Traditionnellement, on utilisait les graines entières séchées de marron d’Inde. Aujourd’hui ce sont des extraits de graines normalisés en aescines qui sont utilisés en phytothérapie. Ils sont riches en saponosides, flavonoïdes, tanins, coumarines et huiles essentielles. Les graines contiennent également des huiles grasses, des protéines et des polysaccharides.

Contrairement à la châtaigne, la consommation de marrons d’Inde frais est toxique. Toutefois, les extraits obtenus à partir de procédés d’extraction industriels (on parle alors d’extrait standardisé) sont eux parfaitement consommables.

Le complément alimentaire VEINOCALM contient 375 mg de marron d'Inde pour 3 comprimés.

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Aide à diminuer la sensation de jambes lourdes et à maintenir la circulation veineuse.

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Bienfaits du marron d'IndeQuels sont les bienfaits ? 2,3,4 

Les propriétés du marron d’Inde ont été découvertes dès 1720. Les graines et l’écorce du marronnier d’Inde contiennent des æscines (des saponines, sortes de « savons naturels ») et de l’æsculoside, une substance aux effets proches de ceux de la vitamine P2. Ces substances auraient un effet protecteur et stimulant sur les parois des veines et les petits vaisseaux sanguins, ainsi qu’une capacité à réduire les œdèmes (gonflements) et l’inflammation. L’Agence Européenne du Médicament reconnaît aujourd’hui l’usage traditionnel du marronnier d’Inde dans le traitement de « l’insuffisance veineuse avec jambes lourdes et gonflées, varices, douleurs, démangeaisons et crampes des mollets ».

De nombreuses études confirment ces propriétés. Il a été observé dans une méta-analyse (méthode scientifique qui combine les résultats d’une série d’études indépendantes) une diminution du volume des jambes ainsi qu’une diminution de la douleur des jambes. De même, une amélioration des œdèmes et des démangeaisons a été constatée. De plus, aucun événement indésirable grave n'a été signalé3.

Ces observations ont été confirmées par une revue de la littérature, faisant le bilan de cinq études : quatre essais cliniques chez des patients souffrant d'insuffisance veineuse chronique et un essai chez des patients souffrant de varices. Une réduction de l'œdème des jambes et un soulagement subjectif de la douleur, de la lourdeur et des démangeaisons a été démontrée, suit à la prise de préparations dosées à 20 mg et 50 mg d’aescines. Sûre, bien tolérée par les patients, une telle préparation offre une alternative intéressante pour les patients présentant une insuffisance veineuse légère à modérée.4

Le marronnier d’Inde est inscrit sur la liste A des plantes médicinales de la Pharmacopée française (11ème édition) et y fait l’objet de cinq monographies, le marron (graine) étant la principale partie de la plante utilisée.

Effets indésirables du marron d'IndeExiste-t-il des effets indésirables ? 5 

Aux doses recommandées, le marron d’inde ne présente pas de toxicité. Les effets indésirables sont peu fréquents, ceux rapportés concernent des nausées, des troubles digestifs, des maux de tête, des vertiges et, rarement, une allergie de la peau.

Néanmoins, les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque ou rénale sont invitées à consulter un médecin avant la prise d’extraits de marron d’Inde. De plus, les extraits de marrons d’Inde pourraient ralentir la coagulation sanguine et ainsi interagir avec les traitements anti-coagulants. Une surveillance médicale est donc préconisée dans ce cas.

En vertu du principe de précaution et en raison d’un manque d’études, la consommation d’extraits de marronnier d’Inde est déconseillée chez les femmes enceintes ou allaitantes, ainsi que chez les enfants.

RÉFÉRENCES

  1. JM., H., Phytothérapie : AESCULUS HIPPOCASTANUM, MARRONNIER d’INDE, marron d’inde, plante médicinale, traitement des varices, hémorroides, insuffisance veineuse. . Février 2016.
  2. Pittler, M.H. and E. Ernst, Horse chestnut seed extract for chronic venous insufficiency. Cochrane Database Syst Rev, 2006(1): p. Cd003230.
  3. Siebert, U., et al., Efficacy, routine effectiveness, and safety of horsechestnut seed extract in the treatment of chronic venous insufficiency. A meta-analysis of randomized controlled trials and large observational studies. Int Angiol, 2002. 21(4): p. 305-15.
  4. Suter, A., S. Bommer, and J. Rechner, Treatment of patients with venous insufficiency with fresh plant horse chestnut seed extract: a review of 5 clinical studies. Adv Ther, 2006. 23(1): p. 179-90.
  5. VIDAL, Phytothérapie : Marronier d'Inde. 2012.
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