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Les hypersensibilités, une intolérance du système immunitaire

On observe une hausse des hypersensibilités en France. Acariens, pollens, moisissures, aliments, nombreux sont les allergènes responsables chez certaines personnes de manifestations physiques désagréables.

Le système immunitaire, un système de défense fabuleusement complexe et rapide

allergiesLe système immunitaire a pour vocation de détecter les substances étrangères, appelées antigènes, d’identifier leurs caractéristiques et de déclencher des mesures de défenses permettant de les neutraliser et de les éliminer.

Doté d’une grande finesse d’identification, le système immunitaire est également pourvu d’une tolérance vis-à-vis des antigènes inoffensifs tels que les aliments. L’hypersensibilité, définie comme étant une perte de tolérance, est une réaction inappropriée du système de défense de l’organisme contre ces allergènes.

Acariens, pollens, moisissures, aliments ou encore phanères d’animaux, nombreux sont les allergènes, bien tolérés par la majorité de la population, mais responsables chez certains de manifestations physiques désagréables (éternuements, gênes respiratoires, gênes cutanées…). Elles peuvent affecter la peau, les intestins, l’appareil respiratoire, les sinus, le nez ou les yeux. Les mécanismes biologiques de l’hypersensibilité se déclenchent le plus souvent après 2 contacts successifs avec l’allergène.

1er contact : La sensibilisation

Lorsqu’un antigène pénètre dans l’organisme par la peau ou par les muqueuses, le système immunitaire identifie à tort cette molécule du non-soi comme étant dangereuse, ce qui génère la production et la répartition dans l’ensemble du corps d’anticorps spécifiques (de type IgE) dirigés contre cet allergène. Cette première phase est alors gardée en mémoire par l’organisme.

2nd contact : La réaction immédiate

A la seconde introduction de l’antigène dans l’organisme, le système immunitaire est prêt à réagir. Les anticorps « anti-antigène » activés sont immédiatement produits en quantité importante par les lymphocytes B. Une cascade de réactions de défense s’ensuit dont la libération d’histamine et de substances telles que les leucotriènes et prostaglandines (également appelés médiateurs), responsables des principales manifestations.

Question à Nathalie Ballesteros, Docteur en Pharmacie et Naturopathe et Responsable Formation du Laboratoire Lescuyer 

nathalie BallesterosOn observe une augmentation de la prévalence de l’hypersensibilité en France ainsi qu’une modification des habitudes alimentaires depuis plusieurs décennies, ces deux phénomènes concomitants peuvent-ils être liés ?

Aujourd’hui, en France, 1 personne sur 3 est concernée par une gêne respiratoire liée à une inhalation d’antigènes comme les pollens, les acariens et les phanères d’animaux. Ce chiffre a été multiplié par 7 en 40 ans.

Les causes de l’augmentation du nombre de sujets hypersensibles sont multiples : l’augmentation de l’exposition aux antigènes domestiques (le confinement des appartements et la multiplication des animaux domestiques), le tabagisme passif chez l’enfant, la pollution (produits chimiques de plus en plus nombreux et agressifs) et, en effet, la modification des habitudes alimentaires.

Plus précisément, on constate une baisse de la consommation d’oméga-3 en faveur d’oméga-6 (on consomme notamment moins de poissons gras et davantage d’huile de tournesol), ce qui favorise un terrain plus réactif.

De même, la consommation d’antioxydants (fruits et légumes) est en nette diminution, ce qui limite nos défenses contre les radicaux libres induits par l’hypersensibilité.

En outre, la réduction de la consommation de fibres contribue à fragiliser notre microbiote intestinal, qui est un acteur majeur dans le phénomène de tolérance immunitaire.

Et enfin, l’augmentation de la consommation de produits nouveaux (fruits exotiques, sésame, additifs…) est également un facteur favorisant l’hypersensibilité en raison de l’introduction de substances nouvelles pour notre système immunitaire.